Stellantis franchit une nouvelle étape dans sa transformation électrique. Le groupe automobile va investir plus d’un milliard d’euros sur ses sites de Mulhouse et de Belchamp afin de préparer la production d’une nouvelle génération de véhicules électriques à partir de 2029. Cet engagement confirme le rôle clé de la France dans la stratégie industrielle du constructeur et relance les perspectives de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité dans le secteur automobile.
Un investissement massif pour préparer l’après-thermique
L’annonce porte sur un investissement de plus d’un milliard d’euros destiné à moderniser l’outil industriel de Stellantis dans l’est de la France. Le site de Mulhouse sera au cœur du dispositif avec l’accueil, à partir de 2029, d’une nouvelle génération de véhicules électriques. L’objectif est de remplacer progressivement les modèles actuels par une offre adaptée aux attentes du marché européen, plus sobre, plus technologique et entièrement électrifiée.
Cette décision intervient alors que les grands groupes automobiles accélèrent leurs plans d’électrification sous la pression des normes européennes, de la concurrence chinoise et de l’évolution de la demande. Pour Stellantis, cet investissement n’est pas seulement industriel : il marque aussi un choix stratégique de long terme pour sécuriser une partie de sa production en France.
Mulhouse et Belchamp, deux sites au centre du projet
Mulhouse, futur site de production
À Mulhouse, le groupe prépare l’arrivée d’une plateforme destinée à accueillir des véhicules électriques de nouvelle génération. Le site devrait produire un modèle inédit, présenté comme un véhicule familial, qui prendra le relais d’une partie de la gamme actuelle. Ce choix montre que Stellantis ne limite pas sa stratégie électrique aux petites citadines, mais vise aussi des segments plus larges et plus rentables.
Belchamp, le rôle clé de la recherche
Une part importante de l’investissement sera orientée vers Belchamp, près de Sochaux, où se trouve un site de recherche et développement. Cette dimension est essentielle, car la réussite d’un futur véhicule électrique dépend autant de la production que de la conception technique, de l’architecture de la plateforme et de l’optimisation des batteries, de l’autonomie et des coûts de fabrication.
Quel impact pour l’emploi et l’industrie automobile française ?
Sur le plan social, l’annonce est de nature à rassurer une filière automobile française fragilisée par les restructurations et la transition énergétique. Un investissement de cette ampleur contribue à maintenir des compétences industrielles sur le territoire et à conforter la place des usines françaises dans la chaîne de valeur européenne.
Pour les salariés, l’enjeu est double : préserver l’activité à moyen terme et accompagner la montée en compétence vers de nouveaux métiers liés à l’électrique, à l’ingénierie logicielle et aux technologies embarquées. Pour les sous-traitants, un tel projet peut aussi générer des retombées indirectes en matière de commandes et de partenariats.
Pourquoi cet investissement est stratégique pour Stellantis
Stellantis cherche à accélérer sa transition vers une gamme plus électrifiée tout en consolidant sa présence industrielle en Europe. En investissant en France, le groupe envoie un signal fort aux pouvoirs publics et au marché : la compétitivité future passera par des plateformes électrifiées produites localement, avec des sites capables d’innover rapidement et de s’adapter aux nouvelles attentes des automobilistes.
Cette décision peut aussi être lue comme une réponse aux tensions du marché automobile européen, où les constructeurs doivent arbitrer entre coûts de production, volumes de vente et rapidité de lancement. En misant sur Mulhouse et Belchamp, Stellantis cherche à combiner innovation, ancrage territorial et montée en gamme industrielle.
Ce que l’on peut attendre d’ici 2029
D’ici la mise en production annoncée pour 2029, plusieurs étapes seront déterminantes : adaptation des lignes, développement de la plateforme, validation des futurs modèles et sécurisation des approvisionnements. La réussite du projet dépendra aussi de la capacité du groupe à proposer des véhicules électriques abordables, performants et attractifs face à une concurrence de plus en plus intense.
Si cet investissement tient ses promesses, il pourrait devenir l’un des symboles du renouveau industriel de Stellantis en France. Il reste désormais à voir comment le groupe transformera cette annonce en production concrète, en emplois durables et en véhicules capables de trouver leur place sur un marché électrique encore en pleine recomposition.
À suivre de près : la prochaine étape sera de découvrir quel modèle sortira de Mulhouse et comment Stellantis articulera cette nouvelle génération électrique avec sa stratégie européenne.


