Stellantis domine le marché français en 2025 : l'électrification avance malgré les freins
Alors que le secteur automobile français traverse une période d'incertitude, Stellantis maintient une position de leader incontestée en 2025 avec près de 29 % de parts de marché. Loin d'un recul sur l'électrification, le groupe excelle dans une stratégie multi-énergies qui propulse hybrides et électriques au sommet des ventes. Décryptage des performances récentes et de leurs implications pour l'industrie.
Une domination éclatante sur le marché français
En 2025, Stellantis écrase la concurrence sur le marché des véhicules particuliers et utilitaires légers en France. Avec une part de marché cumulée dépassant 28,8 %, le groupe surpasse ses rivaux, y compris Renault qui tente de rattraper son retard grâce à des lancements réussis. Peugeot truste la première place des ventes hybrides, tandis que Citroën progresse nettement et que Leapmotor, partenaire chinois du groupe, franchit les 3 500 unités écoulées.
Les utilitaires légers représentent un bastion solide : Stellantis détient 39,3 % du marché global et grimpe à 43 % pour les versions 100 % électriques. Les modèles comme l'e-Berlingo, l'e-Partner ou l'e-Expert bénéficient d'aides gouvernementales qui rendent leur coût d'usage compétitif face au diesel. Cette polyvalence explique la satisfaction affichée des dirigeants, qui saluent une offre couvrant tous les segments et motorisations.
Hybrides en pleine explosion
Les motorisations hybrides, qu'elles soient auto-rechargeables ou rechargeables, constituent le fer de lance de Stellantis. Le groupe leader avec 28,1 % de parts de marché voit ses volumes bondir de plus de 66 %. Peugeot domine ce segment, confirmant l'attractivité d'une gamme mature qui répond aux attentes des clients en quête d'efficacité énergétique sans renoncer à l'autonomie.
L'électrique : un leadership maintenu malgré le ralentissement général
Contrairement aux rumeurs de recul, Stellantis conserve son leadership sur les immatriculations 100 % électriques en véhicules particuliers et utilitaires, avec 25,7 % de parts de marché sur l'année. Sur 11 mois, ce chiffre atteint même 26,2 %. Plus de quarante modèles électriques issus des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa Romeo ou Jeep expliquent cette suprématie.
Le marché électrique français progresse de 12 % en 2025, franchissant les 300 000 unités pour la première fois. Stellantis capitalise sur cette dynamique, alors que d'autres constructeurs peinent à écouler leurs stocks face à une demande tempérée. Les utilitaires électriques, dopés par les subventions, renforcent cette position dominante.
Stratégie multi-énergies : la clé du succès
La force de Stellantis réside dans sa diversification. Essence, diesel, hybrides légers, rechargeables et purs électriques cohabitent pour s'adapter à tous les usages. Cette approche pragmatique valide la pertinence d'un portefeuille multi-marques, évitant les pièges d'une électrification forcée qui pénalise certains concurrents.
En parallèle, des innovations comme la compatibilité totale des nouveaux diesel et utilitaires avec le HVO (hydrogène végétal) offrent une réduction immédiate des émissions de CO2. Issu du programme interne Star*Up, ce projet illustre l'innovation portée par les employés.
Perspectives 2026 : électrification accélérée et partenariats stratégiques
2026 s'annonce comme une année pivot. Stellantis double la mise sur Leapmotor, prévoyant un doublement des volumes après les 4 000 unités vendues en 2025. Chez DS, premium du groupe, le N°7 succède au DS 7 avec une électrification poussée : micro-hybride, hybride rechargeable ou 100 % électrique sur la plateforme STLA Medium. Dérivé de la N°8, il promet jusqu'à 700 km d'autonomie WLTP et une production en Italie aux côtés de Jeep Compass et Lancia Gamma.
Alfa Romeo prépare le Stelvio hybride et électrique pour 2027, avec révélation possible dès 2026. À l'échelle européenne, un partenariat avec Bolt accélère la mobilité autonome : des véhicules de niveau 4 sans conducteur sur plateformes AV-Ready™, visant 100 000 unités d'ici 2035.
Coopérations industrielles pour l'avenir
Renault et Stellantis explorent une alliance pour mutualiser investissements en véhicules électriques, réduire les coûts et booster l'innovation. Dans un contexte de verdissement accéléré – la part électrique visée à 25 % en 2026 – et de leasing dominant (69 % des achats particuliers), ces synergies s'imposent.
Les constructeurs chinois, contournant les droits de douane via les hybrides, intensifient leur offensive. Stellantis, via Leapmotor, se positionne idéalement.
Conséquences pour l'industrie automobile
Le succès de Stellantis redéfinit les règles du jeu. Sa stratégie multi-énergies démontre qu'une transition forcée vers l'électrique pure n'est pas la seule voie viable. Les émissions moyennes chutent à 81,9 g CO2/km, saluant un verdissement concret. Les flottes d'entreprises, freinées par l'incertitude, se renouvellent via des solutions hybrides et électriques abordables.
Ce modèle inspire : diversification, partenariats chinois, autonomie et production rationalisée. Tandis que les prix des neuves se stabilisent, le marché de l'occasion explose, poussé par le leasing. Stellantis, loin de reculer, trace la voie d'une électrification pragmatique.
Conclusion : vers un avenir électrifié et diversifié
Stellantis ne freine pas l'électrification ; il l'accélère intelligemment. Leader en hybrides et électriques, le groupe domine 2025 et prépare un 2026 offensif. L'industrie française, unie par des alliances comme avec Renault, peut transformer ses défis en opportunités.
Et vous, prêtez-vous à la transition électrique ?

